Suivre une réunion dans une langue étrangère sans sortir son smartphone : c’est la promesse de l’Oxtak Vox. Disponible en précommande à 179 dollars, ce boîtier traduit les conversations en temps réel et affiche leur contenu dans la langue choisie par l’utilisateur. Oxtak annonce la prise en charge de 100 langues, sans abonnement, avec de premières expéditions prévues au premier trimestre 2027.

Après Oxtak One, Oxtak affine sa proposition
Le Vox s’inscrit dans la continuité d’Oxtak One, l’assistant personnel de la marque consacré aux conversations et à la productivité. Celui-ci réunit plusieurs fonctions : transcription, traduction en temps réel et interaction avec des services d’intelligence artificielle, avec la possibilité de connecter ses propres API pour personnaliser son utilisation.
Pour développer cette plateforme, Oxtak s’est notamment appuyé sur deux partenaires français : Gladia, spécialiste de la reconnaissance vocale et de la transcription multilingue récemment acquis par OVH Groupe, la maison mère d’OVHcloud, et Sonaid, pour l’amélioration du son. Le moteur de conversion de la parole en texte de Gladia était intégré par défaut à la plateforme, tandis que les algorithmes de Sonaid visaient à renforcer la clarté des voix, notamment dans les environnements bruyants.
Avec le Vox, la marque resserre son approche autour d’une fonction : permettre de comprendre ce qui se dit dans une autre langue. Là où Oxtak One réunit plusieurs outils d’assistance, le nouveau boîtier privilégie la traduction et la lecture des échanges. La page du Vox ne précise toutefois pas si celui-ci reprend les technologies de ces mêmes partenaires.
Une langue d’affichage pour suivre plusieurs interlocuteurs
Le fonctionnement annoncé se veut simple. L’utilisateur sélectionne la langue dans laquelle il souhaite lire, puis le Vox détecte automatiquement les langues parlées autour de lui. Les propos sont ensuite traduits et affichés sous forme de texte, sans bouton à maintenir pendant la conversation. Oxtak revendique une traduction en temps réel dans 100 langues.
Le « Follow Mode » applique ce principe aux discussions multilingues : plusieurs personnes peuvent s’exprimer dans différentes langues, tandis que l’appareil restitue leurs propos dans une seule langue de sortie. La marque cite notamment les réunions chez un partenaire étranger et les visites de sites parmi les usages envisagés.
Cette orientation distingue le Vox d’un traducteur conçu pour faire dialoguer deux personnes à tour de rôle. Oxtak le présente avant tout comme un appareil pour écouter et comprendre, plutôt que pour répondre à voix haute à la place de son utilisateur.
Sans smartphone ni abonnement
Le Vox est annoncé comme utilisable sans téléphone. L’objectif est de suivre les traductions sur un appareil dédié, sans mobiliser l’écran de son smartphone pendant les échanges. La page officielle ne détaille cependant pas ses besoins de connexion : l’absence de téléphone ne signifie donc pas nécessairement que la traduction fonctionne hors ligne.
Le tarif de précommande est fixé à 179 dollars par appareil, avec un paiement unique et sans abonnement. Les livraisons sont annoncées dans le monde entier, le premier lot étant prévu au premier trimestre 2027. Aucun prix en euros n’est indiqué sur la page de présentation.
Oxtak prévoit également un remboursement intégral pour toute demande effectuée avant l’expédition. Après l’envoi du produit, les demandes doivent être examinées au cas par cas avec la marque.
Oxtak promet de ne pas conserver les conversations
La confidentialité constitue un autre axe de la présentation du Vox. Selon Oxtak, l’audio est traduit à la volée et n’est jamais stocké. La société affirme également ne conserver aucune donnée et ne rien utiliser pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle. Ces engagements sont ceux du fabricant, et non les conclusions d’un test indépendant.
La page produit ne précise pas où s’effectue le traitement des conversations ni quels services interviennent dans la traduction. Il faut donc distinguer la non-conservation annoncée d’un fonctionnement entièrement local, qui n’est pas établi par les informations publiées.
Un format dédié pour mieux suivre les conversations
Avec le Vox, Oxtak fait le choix de la simplicité : un appareil dédié pour suivre les conversations dans la langue de son choix, sans mobiliser son smartphone. En réunion internationale ou lors d’une visite chez un partenaire étranger, cette approche pourrait permettre de se concentrer davantage sur les échanges que sur la manipulation d’une application.
Après Oxtak One, la marque poursuit ainsi son exploration d’une IA utile au quotidien, avec une proposition plus ciblée. Si la précision et la fluidité des traductions sont au rendez-vous, le Vox pourrait devenir un compagnon pratique pour celles et ceux qui travaillent, voyagent et échangent dans plusieurs langues.




